Le Journal de Soichi

Le Journal de Soichi

Auteur : Junji Ito

Année de première publication au Japon : 1998

Date de sortie en France : 25 février 2009

Nombre de tomes : 1

Éditeur japonais : Asahi Sonorama

Éditeur français : Tonkam

 

Synopsis :

Soichi est un garçon assez… spécial. Il vit avec ses deux frère et sœur, sa mère et son grand-père dans un village japonais. Enfin, « vivre avec » n’est pas l’expression adéquate, vu qu’il n’est pas très sociable. Il préfère rester seul dans sa chambre ou dans le grenier, à jeter des sorts à tous ceux qui l’énervent.

Mon avis :

Il s’agit de mon premier manga de Junji Ito. Composé de six histoires courtes publiées dans le Monthly Halloween (un magazine de prépublication que je ne connaissais pas, spécialisé dans les mangas shōjo horrorifiques) entre 1992 et 1993, il met en scène Soichi dans sa vie familiale et au collège. Il ne s’agit pas vraiment d’un manga d’horreur, car il ne fait pas réellement peur, à part quelques passages dans lesquels on s’inquiète un peu pour certains personnages, car ils ont été pris en grippe par Soichi, les pauvres.

Soichi

Quel charmant bambin !

Parlons-en, de Soichi. Il préfère vivre seul dans le noir, il est anémique (c’est l’explication qu’il donne pour les clous qu’il porte constamment en bouche) et il a une passion pour le vaudou. Et, le pire, c’est que ça marche ! Avec une poupée de chiffon et quelques clous, ainsi qu’accessoirement un maillet pour les enfoncer c’est plus pratique, il peut jeter des sorts à ses ennemis. Et ça, des ennemis, pour en avoir, il en a ! Cousins, cousines, camarades de classe, professeurs, tout le monde y passe ! Il est tellement diabolique qu’il peut vous remplacer par une poupée vivante. En espérant qu’il ne souhaite pas boire votre sang tel un vampire.

Soichi, c’est un peu le pré-ado qu’on a tous été. On a tous connu une période pendant laquelle on était en contradiction avec notre entourage et où on le maudissait intérieurement. Aujourd’hui, avec mon regard d’adulte, je trouve ce personnage étrange et mal élevé. Je n’ai qu’une envie, c’est de lui mettre une bonne baffe. Mais à son âge, je me serais peut-être reconnu en lui. Sans les clous.

Ce fut une lecture très agréable. Les histoires sont bien écrites et les dessins sont simples mais plaisants (pas dans la simplicité du trait, mais dans le fait que le style graphique de l’auteur ne saute pas aux yeux, ce n’est pas un dessin dans le style manga tel qu’on le connaît). En tout cas j’ai beaucoup apprécié la lecture, et j’ai déjà commandé chez mon libraire mon prochain manga de Junji Ito, qui fera plus peur je pense.

1 Commentaire

  1. 25 février 2015    

    Je suis content que le manga t’ait plu. Par curiosité, tu as commandé lequel ?

No Pings Yet

  1. La Ville sans rue | Manga Chronicles on 3 avril 2015 at 23:55

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